Lorsque je restaure une pendule ancienne, je suis en lien avec son constructeur et me demande toujours ce qu’il penserait de mon travail, de mes méthodes et des finitions. Transmettre un savoir-faire aussi complexe, qui allie la technique et le geste, incite à rester constamment dans le mouvement.
Né en 1961 en France, Laurent Barotte se forme très tôt aux métiers du temps. Il obtient en 1980 un CAP d’horloger-rhabilleur à Besançon, puis poursuit sa spécialisation au Locle où il décroche en 1984 le diplôme de pendulier de l’École d’horlogerie. En 1990, il fonde son atelier à Fribourg. Dès 1994, il s’engage dans la transmission de son savoir-faire en rejoignant la Division technique de la Cité des Microtechniques (DIVTEC) à Porrentruy, conjuguant ainsi pratique artisanale et formation des nouvelles générations.
Horloger reconnu, Laurent Barotte se distingue par des restaurations d’envergure, notamment celles de l’horloge monumentale de la Berbatte à Saint-Ursanne et d’une horloge à Saint-Pétersbourg. À Porrentruy, il dirige une classe au sein de la DIVTEC qui est devenue un véritable atelier vivant, où il mène avec ses élèves des projets ambitieux, comme l’horloge du centenaire de l’école ou l’œuvre collective JURA-QUEBEC. En 2016, ils restaurent ensemble l’horloge de l’Hôtel de Ville qui date de 1761.
Informations
Adresse atelier
Division technique du CEJEF
Cité des Microtechniques
2900 Porrentruy
Accès
- Accès possible aux personnes à mobilité réduite
- Accessible en transport public
- Parking à proximité
Langues
Français
Participations aux JEMA
2015 Jura, 2018 Jura
Actualités
Une horloge qui crée des liens
L’horloge « porte-bonheure » se prépare pour le grand voyage. Le cadeau du canton du Jura à la ville de Québec a été partiellement démonté cette semaine. En trois mois, 5'000 personnes sont venues la voir. Et depuis lundi, deux horlogers québecois ont étudié cette pendule monumentale, créée par l’entreprise Richard Mille et l’Ecole des métiers techniques de Porrentruy. Les deux enseignants de l’Ecole d’horlogerie nationale à Trois-Rivières ont découvert son mécanisme et ont appris à en prendre soin, avec l’aide de Laurent Barotte, maître de pratique à l’EMT. Robert Plourde, l’un des deux horlogers canadiens, souligne qu’ils ont démonté le mouvement « pour mieux se l’approprier ». Il indique qu'être responsable d’une telle pièce, « c’est l’accomplissement d’une carrière pour un horloger ».
Horlogerie: les lauréats du Prix Gaïa sont connus
Le jury du Prix Gaïa, qui est composé de personnalités actives dans le domaine de l’horlogerie, a désigné Laurent Barotte lauréat dans la catégorie artisanat et création. Il a salué son expertise dans le domaine de la restauration en pendulerie et sa passion communicative.
Ancien professeur à l'EPFL et vice-président du CSEM, Nico de Rooij est le lauréat dans la catégorie histoire et recherche pour sa carrière menée dans la recherche en microtechniques. Le jury a relevé sa contribution au transfert de technologie au profit de l’industrie horlogère, souligne vendredi le Musée international d’horlogerie (MIH) à La Chaux-de-Fonds.
Dans la catégorie esprit d’entreprise, le prix est décerné à Edouard Meylan, directeur général et propriétaire de la marque horlogère schaffousoise H. Moser & Cie. Le jury a récompensé sa démarche entrepreneuriale menée en défendant la «belle horlogerie mécanique» en toute indépendance tant au point de vue du développement de produits et de composants que de la communication.