Si vos habits ont envie de raconter des histoires, je serais ravie de les rendre réelles avec mes fils et mon aiguille. Pour moi, l’importance du savoir-faire et la technique permettent de pouvoir, après avoir déconstruit les standards, jouer avec les fils et réaliser des créations en s’inspirant de la poésie, de la musique, de l’illustration.
Née à Barcelone, Lola Jungle grandit entre les fils et apprend à compter avec la boîte à boutons de sa grand-mère. Après des études en Arts Appliqués, elle coud et découd au département de sculpture de la faculté des Beaux-Arts. Depuis quelques années, elle continue à rêver, dessiner et faufiler depuis Vevey, en Suisse.
Lola Jungle s’arme du fil et de l’aiguille pour s’exprimer. La recherche des techniques traditionnelles textiles, liées historiquement au féminin, sont le prétexte pour s’aventurer à broder et à coudre des cicatrices, des chansons, des poèmes et des envies. Elle consacre ses doigts à la broderie contemporaine. Avec passion, elle s’applique au travers de broderies stylisées à recouvrir les trous, à cacher des taches et à donner une nouvelle vie à des vêtements ayant déjà vécu une vie trépidante!
Informations
Accès
- Accessible en transport public
- Parking à proximité
Langues
Français, Espagnol
L'atelier
- Donne des cours pour adultes
Participations aux JEMA
2024 Vaud, 2026 Vaud
Actualités
L’artisanat, plus beau métier du monde?
TikTok ou Instagram ne leur font pas peur, les métiers d’art usent parfois des mêmes canaux de communication que les influenceurs. Et l’IA, même toute-puissante souveraine 2026, n’est pas de taille face à leur savoir-faire: ils avancent avec la marche du monde en même temps qu’ils retiennent un peu du temps qui passe… trop vite.
Leurs valeurs cotées dans une tout autre économie que celles du made in lointaines usines, ils nous font aimer la petite merveille, la rareté, l’innovation en même temps que la tradition, et c’est tout un monde qui s’ouvre, celui d’angleurs, de bronziers, de gantiers, d’ ocularistes, de voiliers, de lithographes, de brossiers. Un bottin qui n’a rien de mondain, au contraire, il est à la fois moteur de création d’entreprises, socle invisible de certaines branches du luxe, richesse des terroirs et patrimoines. Ou encore label d’indépendance! Ce qui n’éloigne pas le danger, ni la précarité professionnelle.
Trésors nationaux au Japon, ces professions du geste luttent pour leur visibilité dans nombre de pays. Annuelles, les Journées européennes des métiers d’art y contribuent avec, en Suisse, quatre cantons participants dont Vaud et Genève, 21% des quelque 15’000 visiteurs recensés par les organisateurs qui disent être motivés par «la préservation de ces métiers rares» au contact de plus de 150 artisans et artisanes. Deux d’entre eux nous ont ouvert leurs portes avant que leurs ateliers ne soient pris d’assaut!