L’ébénisterie est un métier passionnant. On part d’un matériel très brut et on le façonne en un objet entier, fini, qui nous survivra pendant plusieurs siècles. L’ébénisterie est en lien avec l’histoire car elle vise, entre autres, à restaurer des objets d’un autre âge.
Bricoleur dans l’âme et passionné de bois, Pierre-Yves Schenker se forme à l’ébénisterie après avoir envisagé devenir mécanicien par tradition familiale. A la fin de son apprentissage, il se met à son compte. Il travaille tant pour les musées que pour les particuliers. Pour les 500 ans de la Réforme, il a réalisé une réplique de la presse de Gutenberg. De plus, il forme des gens en rupture sociale.
L’atelier de Pierre-Yves Schenker est un lieu ouvert où œuvre une dizaine de personnes. Certains sont d’anciens apprentis de Pierre-Yves Schenker établis aujourd’hui à leur compte, d’autres sont de passage dans le cadre d’un projet particulier. Tous partagent la passion du bois massif et local et ont à cœur de préserver leur liberté créative face à l’industrie et ses standards.
Informations
Adresse atelier
Ebenisterie des Près-du-Lac
Rue des Prés-du-Lac 73D
1400 Yverdon-les-Bains
Accès
- Accès possible aux personnes à mobilité réduite
- Accessible en transport public
- Parking à proximité
Langues
Français
Participations aux JEMA
2025 Vaud
Actualités
Une presse de Gutenberg de 3 mètres de haut reconstituée
Au Musée international de la Réforme, à Genève, on célèbre le 500e anniversaire de la réforme à travers une exposition sur la révolution de l'imprimerie. Pour l'occasion, une presse de Gutenberg de 3 mètres de haut a été reconstituée.
Construite par l'ébéniste Pierre-Yves Schenker, elle reproduit partiellement les modèles originaux du 16e siècle. Comme eux, elle est réalisée entièrement en bois (chêne et noyer pour la visse).
A Genève, la rencontre de Luther et Gutenberg
La nouvelle exposition du Musée international de la Réforme de Genève, en cette année des 500 ans des thèses de Luther, ne manque pas d’audace. Pour sa première réalisation, le directeur Gabriel de Montmollin, depuis cinq mois à la tête de l’institution, aurait pu gloser sur le caractère révolutionnaire de la rébellion luthérienne. Ou courtiser les gueux de 2017 avec les concepts à la mode, parler de Luther comme d’un disrupteur religieux, faire du protestantisme l’uberisation du catholicisme…